Problèmes en cas de glycémie trop basse

 

hypoglycemieSueur, jambes lourdes, vertiges… Autant de symptômes qui peuvent refléter une glycémie trop basse (hypoglycémie). L’‘hypo’ se caractérise par une quantité trop importante d’insuline dans le sang par rapport à la quantité de sucre. Les causes sont très diverses : l’omission d’un repas ou d’un goûter, l’injection de plus d’insuline que nécessaire, l’ingestion d’alcool sur un estomac vide… Les symptômes peuvent également être très divers et peuvent varier d’une personne à l’autre, voire même différer d’un moment à l’autre chez une même personne. Cela peut se manifester notamment par de la transpiration, des tremblements, des palpitations, une pâleur soudaine, des pieds froids, des vertiges, une sensation de légèreté dans la tête, de la peur, de l’agressivité, des absences ou une vision floue.

Connaître et savoir reconnaître ces symptômes permet généralement d’éviter des soucis au restaurant. En général, les sorties se font en compagnie d’amis ou de connaissances informées du problème qui se chargent d’apporter à la personne en hypoglycémie ce dont elle a besoin.

Mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, les personnes accompagnantes ne sont pas informées du diabète ou la personne atteinte de diabète mange seule: c’est là que le personnel en salle doit pouvoir réagir.

Si votre client vous a dit qu’il souffrait de diabète ou était membre de ZUCSU, n’hésitez pas à lui proposer un petit complément glucidique par exemple du glucose (tablettes de dextrose), de l’eau sucrée, un morceau de sucre ou un soda tel que du coca (PAS DE LIGHT !!).

Les personnes souffrant de diabète disposent souvent d’un glucomètre, vous pouvez alors leur proposer de prendre leur glycémie. Si vous disposez au restaurant d’un lecteur de glycémie, vous pouvez le proposer. Surtout restez calme si la personne ne fait pas immédiatement ce que vous lui suggérez, parfois il n’est pas facile de prendre la mesure de la situation. En règle générale, lorsque les valeurs sont inférieures à 70 mg%, il est indispensable de réagir. (On parle d’hypoglycémie dès que les valeurs sont inférieures à 60mg%).

Lorsqu’une table à laquelle se trouve une personne diabétique commande un en-cas très glucidique ou un coca, il s’agit le plus souvent d’une urgence. Dans ce cas, il convient de s’exécuter rapidement et en priorité. Si la personne n’est plus tout à fait consciente, ne la forcez pas à boire ou à manger: elle pourrait avaler de travers et s’étouffer.

On compte généralement une dizaine de minutes pour que les symptômes disparaissent.

Heureusement, il est très rare qu’une hypoglycémie grave avec perte de conscience ou qu’une crise d’épilepsie se produise au restaurant. Il peut être conseillé de disposer d’un kit pour hypoglycémie dans votre pharmacie et de l’indiquer aux proches ou aux services d’urgence appelés sur place.

Imaginez: Bien que l’on dise toujours aux personnes atteintes de diabète d’avoir toujours sur elles un en-cas ou de quoi se resucrer, en général, elles n’en ont pas au restaurant (elles vont quand même manger!).

Message: Malheureusement, les personnes atteintes de diabète n’osent souvent pas le dire. Avec ZUCSU, nous espérons leur donner confiance et leur assurer que votre établissement saura traiter l’information avec la discrétion et le respect requis. A vous de leur faire savoir que vous êtes membre de la plate-forme ZUCSU (en ajoutant notre logo sur votre site web et votre carte).

Tout établissement participant à ZUCSU peut décrocher chaque année le label de qualité à condition de satisfaire aux critères pour les 2 sucres: les quantités de glucides sont mentionnées à la carte tout au long de l’année et le personnel dispose de la formation voulue.

Petite adaptation cette année: ZUCSU souhaitait également récompenser les établissements qui ont cru à son projet depuis le début. Des chefs qui, dès le premier contact, n’ont pas hésité à s’impliquer pour soutenir notre plate-forme.

Les 4 ambassadeurs

  1. René Mathieu – Restaurant Bourglinster
  2. Olivier Bourguignon – Restaurant Le D’Arville
  3. Lionel Rigolet – Restaurant Comme chez Soi  (excusé)
  4. Jeremie Landweer – Restaurant De Kleine Zavel

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  1. Wouter Keersmaekers – Restaurant De Schone van Boskoop à Boechout      

Un chef aux belles qualités qui non content de redonner vie sur assiettes aux légumes oubliés s’est affirmé comme un ambassadeur ZUCSU de la première heure. Deux ans durant, il a milité pour ZUCSU, nous n’aurions pu rêver meilleur ambassadeur! Aujourd’hui encore, Wouter continue à soutenir ZUCSU. Ce chef qualifié est devenu, non seulement pour moi mais aussi pour toute l’équipe, un ami.

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Johan Commeyne – Restaurant Zandwegemolen à Bruges  

Johan s’est lui aussi montré très enthousiaste dès notre première visite au moulin. Diabétique lui-même, il connaît mieux que quiconque les problèmes inhérents aux sorties au restaurant. Il est de ceux qui sont toujours prêts à porter le message de ZUCSU.

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  1. Patrick Stevens – Restaurant G.L.I.S.S. 

Particulièrement accueillant, Patrick Stevens vous propose toujours une carte faisant mention des glucides. L’établissement fait honneur à son nom: G de Gastvrijheid (convivialité), L de Lekker eten (bien manger), I de Inventif, S de Streekgebonden (régional) et enfin S de Seizoenskeuken (cuisine de saison).

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  1. Luc Van Landeghem – Restaurant De Silveren Harynck à Sint Niklaas

Chef et papa, Luc est personnellement confronté à la problématique du diabète et entend donner des informations en suffisance à toute personne souhaitant faire attention aux glucides. Malgré une année rendue difficile par les travaux sur le réseau routier belge, il propose une carte faisant mention des glucides.

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  1. Robby Staljanssens – Restaurant La Mangerie Hotel Van der Valk Beveren 

Tim Van Der Valk était de ceux qui nous ont suivi depuis le tout début. Propriétaire d’hôtel et manager, il tente de plaire à ses hôtes dans leur grande variété. Pour lui, participer avec son chef au projet ZUCSU s’imposait comme une évidence. Il n’a pas fallu bien longtemps pour que son deuxième restaurant, le Ozzo Sushi & Lounge, vienne s’ajouter au rang des participants à ZUCSU.

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  1. Bart Dhont – Hotel Kemmelberg à Heuvelland

Vu le large public auquel sont confrontés les propriétaires d’hôtels et managers, ils perçoivent la nécessité de pouvoir donner les informations requises en matière de glucides. Ici aussi, les contacts avec le propriétaire et manager Philippe Vercouter et son chef ont été empreints de compréhension mutuelle et de motivation.

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  1. Chef Thi Kim Bon – Restaurant Couleur Rouge àEupen 

Depuis notre première rencontre à Mons, Sam Phan et Thi Kim Bon restent fidèles à ZUCSU… et leur déménagement à Eupen n’a rien changé. Une cuisine plus asiatique, un challenge pour ZUCSU.

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  1. Chef Daniel Antuna – Restaurant ’t Stoveke à Strombeek Bever

Excusé, service oblige.

 

  1. Chef Bart Lippens – Restaurant Mub’Art à Gand

Excusé.

 

 

 

Portrait de ces chefs qui portent haut les couleurs de ZUCSU et ont accepté de s’investir particulièrement cette année pour ZUCSU:

  1. René Mathieu – Restaurant La Distillerie à Bourglinster – Grand-duché du Luxembourg

René laisse le produit s’exprimer pleinement: lorsqu’un fruit est mûr, nul besoin de sucre ajouté. Fidèle à lui-même, c’est tout naturellement que sa démarche vient soutenir celle de ZUCSU.

 

  1. Olivier Bourguignon – Restaurant Le D’Arville à Wierde

Infatigable travailleur, il n’a de cesse de relever un défi après l’autre… comme celui de promouvoir aujourd’hui ZUCSU!

 

  1. Lionel Rigolet –  Restaurant Comme chez Soi à Bruxelles

Convaincu par ZUCSU et décidé à s’investir pour la santé, il s’y entend à adapter ses desserts pour en réduire la quantité de glucides, que l’on souffre ou non du diabète.

 

  1. Jeremie Landweer –  Restaurant De Kleine Zavel à Anvers

Dès le début, Jeremie s’est investi dans ZUCSU: il n’a pas son pareil pour offrir aux personnes atteintes de diabète une expérience culinaire particulière, haute en saveurs. Sur chacune de ses cartes, les préparations mentionnent les quantités de glucides. Que ce soit pour parler devant des médecins ou des personnes atteintes de diabète ou encore pour organiser des événements, Jeremie répond toujours présent.

 

chefs-in-dkz  Les chefs et leurs assistants

28 mai 2016 – Une belle matinée ensoleillée… La journée idéale pour partir à la découverte du monde merveilleux des asperges, encadrés par Paul Vercammen et son épouse Josée, qui nous détaillent leur quotidien, font face à nos regards étonnés devant ces ‘buissons’ qui ornent leurs serres et répondent avec le sourire à nos questions.

Place ensuite à la pratique avec cette démonstration de Wouter Keersmaekers (De Schone van Boskoop) qui, deux heures durant, va nous détailler différentes techniques de préparation des asperges. Il nous les présente ainsi cuites à la vinaigrette et ciboulette, escortées de jeunes asperges crues marinées; les accompagne de petits pois et lardons pour le plus grand plaisir des yeux (et des palais!); les décline marinées dans de l’huile de cameline pour tenir compagnie à un tartare de bœuf magnifiquement relevé au sambal, soja et huile d’olive ou encore cuites au four et servies avec une vinaigrette d’herbes. Pour terminer en beauté, il nous les présente – vertes cette fois – grillées, rehaussées d’un œuf poché et de râpures de parmesan. N’en jetez plus, tout le monde est conquis! Très beau moment auprès d’un chef très investi dans son rôle d’ambassadeur Zucsu.

D’ailleurs, en parlant de Zucsu, il est temps de donner aux participants quelques mots d’explication sur Zucsu, ses objectifs et ses développements, sur le diabète en général et les conseils pour une alimentation saine. S’ensuit un beau moment d’échange et de questions-réponses entre les participants, qui repartent, ravis, recettes et bottes d’asperges sous le bras. Une bien belle journée! Merci à Paul Vercammen et Wouter Keersmaekers, nos guides du jour qui, dans le champs ou dans l’assiette, ont contribué à nous faire découvrir toutes les richesses de la Reine des légumes.

26 mai 2016 – Direction le Barabas (la suite du D’Arville) pour une soirée entièrement dédiée aux légumes, de l’entrée au dessert!

Lové au milieu des champs, à un jet de pierre de la E411, l’endroit invite au calme et à la convivialité… et l’accueil que nous réserve Olivier Bourguignon, chef du D’Arville, ne fait que confirmer cette impression!

Après une petite présentation de Zucsu et quelques mots sur le diabète et l’alimentation saine, place à la dégustation! Et quelle dégustation! La salade de crabe frais, pétale de daïkon, concombre, radis, mayonnaise au raifort et le chaud froid d’asperges blanches et vertes du pays, sot-l’y-laisse de volailles et jeunes légumes mettent les papilles en appétit et ouvrent le bal en douceur. Magnifique arabesque ensuite avec ce cœur de filet de saumon fumé servi tiède, croustillant de pommes de terre, mousseline à la Houppe, caviar Avruga, gel de chicons rouges, crème d’Isigny… Une texture fondante à souhait dont on se souviendra longtemps. Le chef nous entraîne ensuite dans une pirouette qui voit le pigeonneau royal d’Anjou exécuter un pas de deux avec des asperges blanches de Malines, sous le regard amusé de jeunes légumes racines et pommes sarladaises. Pour terminer, un grand écart tout en souplesse avec ces brownies au chocolat et courgettes, riz au lait, compotée de fraises au poivre long et fruits frais… Nul doute que les explications de Julien Bouillé, le chef pâtissier, auront réussi à convaincre les plus incrédules qu’il y a moyen de proposer des légumes en dessert sans heurter pour autant les habitudes des plus traditionnels.

Au final, une soirée plus que réussie rythmée de partages et d’échanges et des participants ravis!

Si la devise de la maison se veut d’être parfait pour espérer être bon, on peut dire sans se tromper que le but était atteint! Merci au chef et à ses assistants du jour pour leur accueil, leurs explications et leur disponibilité. Merci à tous d’avoir été des nôtres!

Impossible pour une personne souffrant de diabète de maintenir une glycémie stable si elle n’adapte pas son alimentation. Pour autant, doit-on parler de régime strict ?

Le temps est aujourd’hui révolu où l’on recommandait un régime strict en cas de diabète, et c’est tant mieux. Cependant, l’alimentation constitue un véritable traitement, au même titre que l’activité physique et les médicaments. Surveiller son alimentation permet aux personnes atteintes de diabète d’éviter des variations importantes de leur glycémie et de prévenir l’apparition de complications cardiovasculaires, rénales ou ophtalmiques notamment. C’est ainsi que l’accent est mis sur une alimentation saine et équilibrée, faisant la part belle aux fruits et légumes riches en vitamines et minéraux, privilégiant l’utilisation de bons acides gras (huiles végétales de première pression à froid, avocat, noix, petits poissons gras) ainsi que les aliments riches en fibres, les céréales complètes (quinoa, épeautre, millet) ou encore les légumineuses (lentilles, pois chiches). De même, il est recommandé de manger du poisson au moins 2 ou 3 fois par semaine et de privilégier les viandes maigres, de boire de l’eau en quantité suffisante et d’éviter les boissons sucrées, grandes pourvoyeuses de sucre. Bref, le genre de régime qu’il faudrait conseiller à tout le monde !

Pour autant, il est des éléments auxquels le diabétique doit impérativement faire attention. Ainsi, il importe qu’il suive un rythme régulier, prenne 3 repas principaux agrémentés de l’une ou l’autre collation et qu’il évite de sauter des repas car c’est justement du fractionnement des repas que dépend un bon équilibre de la glycémie. En outre, chaque repas doit se composer de 40 à 50 % de glucides, 15 % de protéines et 30 à 45 % de lipides.

Il n’est pas interdit de consommer des sucreries pour autant que ce soit en quantité restreinte et de préférence à la fin d’un repas. En effet, les glucides contenus dans les aliments ne sont pas tous absorbés à la même vitesse. Les glucides, ce sont les différents sucres et amidons que l’on ingère. Ils sont convertis en glucose et influencent donc directement la glycémie (le taux de sucre dans le sang). Chaque aliment possède ainsi son propre index glycémique. Cette notion est fondamentale pour le diabétique et va lui permettre d’adapter son alimentation à ses besoins. L’index glycémique (IG) mesure la capacité d’un glucide à élever le taux de glucose dans le sang. Les glucides sont classés en trois grandes catégories : soit ils font grimper rapidement et fortement la glycémie (on dit alors qu’ils ont un IG élevé), soit ils ont peu d’influence et ont un IG bas, soit ils sont entre les deux et ont un IG modéré. L’index glycémique de référence est celui du glucose, il est égal à 100. A titre d’exemple, les frites ont un index glycémique élevé (75) alors que celui des lentilles vertes est de 30, les frites ont donc une plus grande capacité à libérer du glucose que les lentilles.

En outre, l’index glycémique d’un glucide n’est pas fixe. Il peut en effet varier en fonction d’un certain nombre de paramètres tels que l’origine botanique, le type (par exemple le pain blanc atteint des sommets alors que le pain intégral aux céréales a un IG relativement faible), le degré de mûrissement pour un fruit ou encore le mode de cuisson (l’IG des pâtes très cuites est sensiblement supérieur à celui de pâtes ‘al dente’). Etant donné leur IG généralement bas, les légumes, source indispensable d’antioxydants, sont vivement conseillés et peuvent être consommés sans modération.

Aujourd’hui, la technologie apporte une aide considérable aux diabétiques qui doivent adapter leur prise insulinique (qu’il s’agisse d’injections ou d’antidiabétiques oraux) en fonction de la teneur en glucides de leur assiette : des applications iPhone existent en effet qui reprennent la majorité des index glycémiques et simplifient considérablement la vie lors de sorties.
Véronique Van den Bossche
Conseillère en nutrition

Surpoids et diabète de type 2 sont intimement liés. Si tous les obèses ne deviennent pas diabétiques, à l’inverse, les trois-quarts des diabétiques de type 2 souffrent d’obésité. Y a-t-il un lien entre les deux?

Dès mars 2013, l’OMS classait l’obésité au rang des épidémies mondiales, 2,8 millions de personnes au moins décédant chaque année du fait de surcharge pondérale. On parle de surcharge pondérale pour désigner toute accumulation anormale/excessive de graisse corporelle constituant un risque pour la santé. Le surpoids et l’obésité se mesurent selon l’indice de masse corporelle (IMC = poids (en kg) divisé par le carré de la taille (en mètres)). Un IMC supérieur à 25 est considéré comme du surpoids, s’il est de plus de 30, il est synonyme d’obésité.

Mais le surpoids seul ne suffit pas à provoquer la maladie. Prédisposition génétique et manque d’exercice physique participent également à son apparition. Le diabète de type 2se développe de manière insidieuse, avec une diminution progressive de la sensibilité des cellules à l’action de l’insuline (hormone qui permet de réduire le taux de sucre dans le sang et de le stocker). C’est comme si la clé (qu’est l’insuline) tournait de moins en moins bien dans la serrure qui ouvre la porte de la cellule. La porte s’ouvrant mal, l’entrée de glucose dans la cellule se fait de plus en plus difficilement. Le pancréas se met donc à fabriquer de plus en plus d’insuline… jusqu’au jour où l’ouverture des portes devient tellement insuffisante (malgré des sécrétions d’insulines importantes) que le glucose s’accumule dans le sang et fait grimper la glycémie. C’est le diabète de type 2.

En matière de surpoids, il est fréquent de pointer l’excès de sucre du doigt. S’il est difficile d’isoler l’effet spécifique du sucre sur la prise de poids et de l’identifier comme seul coupable de l’obésité, on ne peut pour autant l’innocenter. Le problème ne vient pas tant des sucres libres que de ceux qui se cachent dans les aliments transformés. Car force est de constater que l’industrie agro-alimentaire et notre rythme de vie accéléré ne sont pas étrangers à cette évolution. Dès lors que sodas et plats tout préparés s’invitent à nos tables, qu’ils se combinent à une sédentarité de plus en plus importante, tous les ingrédients sont en place pour tisser ce qui deviendra très vite le nid de l’obésité.

Heureusement, il est possible de lutter contre le surpoids. A cet égard, la recommandation de manger plus équilibré reste essentielle. Dès lors, un petit tour du côté de nos assiettes s’impose. A commencer par les graisses. Nul besoin de les éliminer à tout prix car elles sont nécessaires à notre organisme. Par contre, quitte à choisir, autant privilégier les bonnes (les acides gras insaturés): place aux huiles végétales de 1re pression à froid, aux noix, avocats et autres petits poissons gras (hareng, sardine, maquereau).
Ensuite, les fruits et légumes. On recommande d’en consommer 5 portions par jour, soit à peu près 400 grammes. Difficile pensez-vous? Pourtant, ils sont plutôt accommodants et se déclinent au gré des envies: crus, cuits, en jus, soupe, salade ou sauce (de légumes bien sûr). Ces trésors de la nature nous assurent un bel éventail d’antioxydants, de vitamines et minéraux, sans pécher par excès de calories ni provoquer de pic de glycémie. En rehaussant leurs saveurs par des épices et des aromates, nous éviterons d’utiliser du sel en excès. Légumineuses (lentilles, pois chiches…) et céréales complètes (millet, quinoa, épeautre…) se verront également octroyer une place de choix tandis que la consommation de sucre sera considérablement réduite.
Dernier point: l’activité physique. C’est là un incontournable pour agir à la fois contre les kilos et permettre un meilleur contrôle de la glycémie. Insérez dès demain à votre planning quotidien au moins 30 minutes d’exercice régulier et d’intensité modérée. Parce que (bien) manger et bouger restent les clés de la santé…

Véronique Van den Bossche
Conseillère en nutrition

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