Le diabétique ne peut pas manger de sucre, il y a du sucre dans l’alcool donc, il ne peut pas prendre d’alcool, CQFD! Voilà un bel exemple d’affirmation erronée à laquelle il est grand temps de tordre le cou!

 

De façon générale, être atteint de diabète ne signifie pas qu’il faille pour autant mener une vie de moine et se priver de tout. Le tout est de savoir faire preuve de modération, comme pour toutes les bonnes choses de la vie… et boire un petit verre pour accompagner un repas ne fait pas exception à la règle!

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Commençons par poser les bases (valables pour tous): la règle générale préconise 2 verres d’alcool par jour au maximum pour les hommes et 1 verre par jour pour les femmes. Dans ce cadre, il est utile de préciser qu’un verre, c’est l’équivalent de 10 cl de vin ou de champagne, 25 cl de bière, 5 cl de sherry ou de porto et 3 cl de whisky ou de cognac. Si les scientifiques semblent s’accorder sur les effets bénéfiques d’un verre de (bon) vin pris durant le repas, il n’en reste pas moins que l’alcool n’est pas à considérer comme un nutriment car ce n’est pas une substance physiologique nécessaire à la vie comme l’eau ou le glucose par exemple. Entre autres inconvénients,  il contient du sucre, ce qui risque de provoquer une augmentation de la glycémie (le taux de sucre dans le sang) et son nombre important de calories dans un faible volume le rend, consommé en excès, facteur de surpoids et donc, de risque de diabète de type 2.

 

Consommer de l’alcool quand on est diabétique, c’est possible, mais il est important de bien comprendre les effets qu’il engendre sur la glycémie pour mieux appréhender les besoins du corps. Nous venons de le voir, l’alcool, de par sa teneur en sucres, peut rapidement augmenter la glycémie… mais il a également comme effet curieux de la diminuer.  En effet, lorsque l’on boit de l’alcool, le foie s’active à l’éliminer du sang et met de côté toutes ses autres activités, y compris le contrôle de la glycémie. En d’autres termes, tant qu’il est occupé à éliminer l’alcool du sang, le foie ne produit pas de sucre, même si l’organisme en manque. Un phénomène qui risque de se produire si l’alcool est consommé seul, en apéritif par exemple. La consommation d’alcool combinée avec la prise d’insuline ou d’antidiabétiques oraux (qui permettent d’ouvrir la porte de nos cellules pour y faire entrer le sucre afin de l’utiliser comme énergie) provoque alors une forte diminution du taux de sucre dans le sang, faisant courir un risque bien réel d’hypoglycémie. Risque d’autant plus important que les signes d’une glycémie trop basse peuvent facilement passer pour de l’ivresse (difficulté d’élocution, démarche chancelante, comportement excessif ou agressif) et que les convives non avertis risquent de ne pas s’en inquiéter.

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Outre des conseils de modération valables pour tous, on conseille également aux personnes atteintes de diabète de prendre de l’alcool en mangeant ou après un repas copieux, afin qu’il soit absorbé plus lentement. De même, il faut éviter de consommer de l’alcool le ventre vide. A l’apéro, il convient donc de prévoir quelque chose à grignoter (du pain ou un amuse bouche riche en glucides). Enfin, lorsque l’alcool est pris le soir, il faut garder à l’esprit que la quantité de sucre dans le sang peut diminuer durant la nuit et provoquer une hypoglycémie nocturne. Il est donc sage de penser à vérifier sa glycémie au cours de la nuit.

 

Pas question donc de se priver de sorties au resto, de rencontres familiales ou de repas en amoureux ou entre amis! Etre atteint de diabète ne doit pas empêcher de vivre activement et en bonne santé. La seule règle à retenir – que l’on soit diabétique ou non -, c’est de boire peu (jamais le ventre vide), boire bien et savourer chaque gorgée!

 

© Véronique Van den Bossche

 

Même si l’on estime à environ un million le nombre de Belges souffrant du diabète (un chiffre qui devrait encore augmenter dans les années à venir), même si la maladie n’est pas neuve, force est de constater que, dans la pratique, elle est encore fort mal connue et comprise.

 

De quoi s’agit-il donc? Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit plus suffisamment d’insuline ou quand le corps ne parvient plus à utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. L’insuline, c’est cette hormone produite par le pancréas et dont le rôle est d’ouvrir la porte de nos cellules. Ce ‘Sésame ouvre-toi’ agit comme une clé en permettant au glucose présent dans le sang de pénétrer dans les cellules qui pourront alors l’utiliser comme source d’énergie. Si la porte reste close, le glucose reste en circulation dans le sang. Il en résulte un déséquilibre dans l’organisme. Le glucose ne sert plus de carburant aux cellules. Il s’accumule alors dans le sang avant d’être acheminé dans les urines. La mécanique s’enraie, entraînant hyperglycémie (trop de sucre dans le sang) et nombreuses complications de santé.
On distingue plusieurs types de diabètes:

Le diabète de type 1 (± 10 % des cas), une maladie auto-immune dans laquelle notre système immunitaire produit des anticorps qui détruisent les cellules bêta du pancréas productrices de l’insuline. Bien que la cause exacte de ce type de diabète ne soit pas connue, les chercheurs pensent qu’elle est le résultat de la contraction d’un virus ou d’une toxine environnementale. Ce type de diabète apparaît le plus souvent chez des personnes jeunes (enfants, adolescents ou jeunes adultes). Dans le langage courant, on l’appelle souvent « diabète sucré » ou encore « diabète juvénile ». Les personnes qui en sont atteintes ont donc besoin d’injections quotidiennes d’insuline pour survivre: ce diabète est dit « insulinodépendant ».

Le diabète de grossesse se manifeste, comme son nom l’indique, durant la grossesse, surtout au cours du troisième trimestre. Il ne touche pas plus de 2 à 4% des grossesses et, dans 90 % des cas, disparaît après l’accouchement. Cependant, il affecte à la fois bébé et sa maman, engendrant un risque de surpoids pour le bébé et, pour la mère, une fatigue excessive, des risques de type infectieux et de possibles complications au moment de l’accouchement.

Le diabète de type 2 est le plus répandu: il concerne 85 à 90 % des personnes diabétiques. Il se caractérise par une diminution de la sensibilité des cellules à l’action de l’insuline, comme si celles-ci « résistaient » à son action. Alors que ce type de diabète apparaît généralement après 40 ans (« diabète de la maturité »), on constate aujourd’hui qu’il se manifeste de plus en plus tôt et plus fréquemment dans certains groupes de personnes. Prédisposition génétique, excès de poids et manque d’exercice physique participent également à son apparition.

Si les symptômes d’apparition du diabète de type 1 sont plutôt soudains et manifestes (forte perte de poids, grande soif, grande fatigue, irritabilité, fréquent besoin d’uriner…), le diabète de type 2 frappe de façon plus sournoise. La plupart du temps, il est diagnostiqué alors que le sujet en est atteint depuis quelques années. Malgré cette absence de symptômes, le diabète cause souvent des dommages irréparables aux vaisseaux sanguins principaux et risque d’entraîner par la suite certaines maladies dégénératives.

Outre un suivi strict des recommandations du diabétologue quant à leur prise insulinique (qu’il s’agisse d’injections ou d’antidiabétiques oraux), il importe aux personnes souffrant de diabète de suivre des règles de vie saine, c’est-à-dire veiller à avoir une alimentation saine et équilibrée, privilégiant les fruits et légumes ainsi que les aliments riches en fibres, à pratiquer une activité physique régulière (l’exercice physique contribue en effet à l’entretien d’un poids idéal et favorise l’utilisation du glucose par les tissus) ou encore à arrêter de fumer.

 

©Véronique Van den Bossche Conseillère en nutrition

Problèmes en cas de glycémie trop basse

 

hypoglycemieSueur, jambes lourdes, vertiges… Autant de symptômes qui peuvent refléter une glycémie trop basse (hypoglycémie). L’‘hypo’ se caractérise par une quantité trop importante d’insuline dans le sang par rapport à la quantité de sucre. Les causes sont très diverses : l’omission d’un repas ou d’un goûter, l’injection de plus d’insuline que nécessaire, l’ingestion d’alcool sur un estomac vide… Les symptômes peuvent également être très divers et peuvent varier d’une personne à l’autre, voire même différer d’un moment à l’autre chez une même personne. Cela peut se manifester notamment par de la transpiration, des tremblements, des palpitations, une pâleur soudaine, des pieds froids, des vertiges, une sensation de légèreté dans la tête, de la peur, de l’agressivité, des absences ou une vision floue.

Connaître et savoir reconnaître ces symptômes permet généralement d’éviter des soucis au restaurant. En général, les sorties se font en compagnie d’amis ou de connaissances informées du problème qui se chargent d’apporter à la personne en hypoglycémie ce dont elle a besoin.

Mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, les personnes accompagnantes ne sont pas informées du diabète ou la personne atteinte de diabète mange seule: c’est là que le personnel en salle doit pouvoir réagir.

Si votre client vous a dit qu’il souffrait de diabète ou était membre de ZUCSU, n’hésitez pas à lui proposer un petit complément glucidique par exemple du glucose (tablettes de dextrose), de l’eau sucrée, un morceau de sucre ou un soda tel que du coca (PAS DE LIGHT !!).

Les personnes souffrant de diabète disposent souvent d’un glucomètre, vous pouvez alors leur proposer de prendre leur glycémie. Si vous disposez au restaurant d’un lecteur de glycémie, vous pouvez le proposer. Surtout restez calme si la personne ne fait pas immédiatement ce que vous lui suggérez, parfois il n’est pas facile de prendre la mesure de la situation. En règle générale, lorsque les valeurs sont inférieures à 70 mg%, il est indispensable de réagir. (On parle d’hypoglycémie dès que les valeurs sont inférieures à 60mg%).

Lorsqu’une table à laquelle se trouve une personne diabétique commande un en-cas très glucidique ou un coca, il s’agit le plus souvent d’une urgence. Dans ce cas, il convient de s’exécuter rapidement et en priorité. Si la personne n’est plus tout à fait consciente, ne la forcez pas à boire ou à manger: elle pourrait avaler de travers et s’étouffer.

On compte généralement une dizaine de minutes pour que les symptômes disparaissent.

Heureusement, il est très rare qu’une hypoglycémie grave avec perte de conscience ou qu’une crise d’épilepsie se produise au restaurant. Il peut être conseillé de disposer d’un kit pour hypoglycémie dans votre pharmacie et de l’indiquer aux proches ou aux services d’urgence appelés sur place.

Imaginez: Bien que l’on dise toujours aux personnes atteintes de diabète d’avoir toujours sur elles un en-cas ou de quoi se resucrer, en général, elles n’en ont pas au restaurant (elles vont quand même manger!).

Message: Malheureusement, les personnes atteintes de diabète n’osent souvent pas le dire. Avec ZUCSU, nous espérons leur donner confiance et leur assurer que votre établissement saura traiter l’information avec la discrétion et le respect requis. A vous de leur faire savoir que vous êtes membre de la plate-forme ZUCSU (en ajoutant notre logo sur votre site web et votre carte).

Les calculs, exprimés en grammes de glucides, sont indiqués par plat (sur l’assiette).

Les commandes supplémentaires séparées (de pain, pommes de terre, etc.) ne sont pas prises en compte.

1 KH = 12.5 gram de glucides

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Liste d’équivalence :

POMMES DE TERRE  À L’EAU RÔTIES FRITES CROQUETTES PURÉE
  taille d’un œuf de poule 5 pièces (65 g) 8 frites (32 g) 2 pièces (45 g) 3 c. à s. (100 g)
           
RIZ / PÂTES Riz blanc Riz complet Pâtes Pâtes complètes Couscous
  3 c. à s. 2 ½ c. à s. 50 g cuites 50 g cuites 1 ½ c. à s.
           
PAIN GRIS BLANC MULTICÉRÉALES PISTOLET PICCOLO
  1 tranche (30 g) 1 tranche (25g) 1 tranche (28 g) ½  (22g) ½  (20 g)

 

En cette année 2015, personne ne semble plus surpris, en lisant les journaux et les magazines ou en regardant la télévision, d’apprendre que le monde fonce droit vers une véritable pandémie de diabète. En particulier, le diabète de type 2, jadis appelé diabète de vieillesse. Maintenant que de jeunes adultes obèses et même des adolescents sont plus souvent touchés par la maladie, l’OMS elle-même se penche également sur le problème. Parmi les maladies chroniques, le diabète, qui touche en Asie plus de 10% de la population, se classe peu à peu dans les principales causes de décès au niveau mondial.

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Une situation bien différente du milieu du 20e siècle. Certes, la maladie était connue, mais elle se manifestait principalement sous forme de diabète juvénile, appelé aujourd’hui diabète de type 1.  Elle touchait principalement de jeunes enfants et de jeunes adultes et le traitement insulinique peu confortable qu’elle nécessitait était la cause de bon nombre de problèmes pratiques et financiers. Rendue possible à partir des années 1920 seulement, l’utilisation de l’insuline s’affichait comme seul traitement possible pour accompagner les prescriptions alimentaires. A cette époque, toute l’attention se concentrait alors sur les aspects pratiques du traitement insulinique et l’adaptation de l’alimentation. Une attention qui était alors aux seules mains des médecins, même si leurs connaissances et leur approche en la matière n’étaient pas optimales. En 1916, alors que l’insuline n’était pas encore disponible, le médecin américain E.P. Joslin fit jaillir une lueur d’espoir en insistant pour accorder de l’attention à l’accompagnement et à l’éducation du patient diabétique, des thèmes dont il fit son fer de lance à partir de 1935. La Belgique connut un tournant important au début de la deuxième guerre mondiale. Sous l’occupation allemande, la crainte naquit que la Belgique ne manque de ravitaillement d’insuline et que la pénurie de vivres entraîne une catastrophe pour les personnes souffrant de diabète. Sous l’impulsion du Prof. J.P. Hoet, quelques médecins décidèrent en 1941 de fonder une association qui serait responsable d’assurer les deux besoins. Elle fut baptisée ‘Association pour la défense des intérêts des personnes diabétiques’. Cette association assura ainsi la distribution de l’insuline et veilla à échanger les tickets de rationnement de denrées alimentaires pour les diabétiques contre une alimentation plus adaptée. Après la guerre, l’association continua son rôle d’information auprès de toute personne souffrant de diabète. En 1950, elle fut rebaptisée en A.B.D. (Association Belge du Diabète – Algemene Belgische Diabetesbond). Petit à petit, des deux côtés de la frontière linguistique, un consensus se fit que les intérêts des personnes souffrant de diabète seraient mieux servis avec deux structures séparées. Il était ainsi mieux possible d’atteindre son groupe linguistique. Pour les questions nationales et fédérales pour lesquelles les négociations avec les autorités étaient nécessaires, les deux parties continuaient à collaborer. Le pan francophone conserva la dénomination d’origine ABD. La structure flamande prit le nom de ‘Belgische Vereniging voor Suikerzieken’ (B.V.S.). Elle démarra officiellement en 1972 avec 2100 membres. Son siège était situé à Gand et elle publiait un périodique intitulé ‘BVS-Nieuws’. La BVS se décentralisa assez rapidement afin de pouvoir atteindre les patients diabétiques du Nord du pays au sein même de leur région. C’est ainsi que l’on compte aujourd’hui 25 sections locales, réparties dans les cinq provinces flamandes. Elles sont responsables d’informer, d’accompagner et d’offrir un soutien social à leurs quelque 21000 membres, soit dix fois plus qu’au début. Cette croissance a notamment été favorisée par l’évolution dans la prise en charge et les possibilités de traitement des personnes atteintes de diabète. Il en a résulté des activités importantes telles que la vente de seringues à insuline jetables, de bandelettes de test d’urine, de bandelettes d’analyse sanguine, par la suite également de glucomètres et de stylos à insuline, la publication de nombreuses brochures informatives; la participation au programme télévisé ‘Leven met suikerziekte’ (Vivre avec le diabète) présenté à la BRT; l’organisation de camps de vacances pour les jeunes, mais aussi de voyages culturels et de vacances à vélo pour les adultes. Depuis la création de la convention INAMI pour le diabète de type 1 en 1987, chaque année, un programme de formation est organisé à l’intention des infirmier/ières, diététicien(ne)s et podologues afin qu’ils puissent devenir des éducateurs en matière de diabète. Cette formation est considérée comme un jalon important dans le soutien et l’accompagnement des personnes souffrant de diabète, en collaboration avec les médecins. Le succès croissant rencontré a conduit à déléguer par la suite cette formation à quelques hautes écoles.

Dans les années 90, le diabète connut une véritable explosion. Le passage de l’insuline d’une concentration de 40 E/ml à celle de 100 E/ml en 1991, la première Journée Mondiale du Diabète, organisée en 1991 à l’initiative de la Fédération internationale du Diabète et de l’OMS, la déclaration d’intention européenne Saint-Vincent pour une meilleure prise en charge du diabète ou encore la publication de l’étude DCCT relative au besoin d’un traitement intensif du diabète en cas de diabète de type 1 ont exigé que beaucoup de nouvelles forces s’associent. Ce rajeunissement a mené en 1994 à changer la dénomination de BVS en VDV (Vlaamse Diabetes Vereniging) et à rebaptiser la revue bimestrielle ‘Diabetes Info’. L’émission de ‘Levenslijnactie voor diabetes’ diffusée sur VTM en 1996 a suscité un vif intérêt pour cette maladie auprès du grand public, a permis la création de la ligne Info-Diabète gratuite qui offre aujourd’hui encore un soutien téléphonique aux membres comme aux non-membres et a donné un nouveau souffle à la recherche scientifique sur le diabète en Belgique. Lorsqu’en 1998, l’étude UKPDS a été publiée sur le besoin d’un traitement intensif des personnes souffrant de diabète de type 2, l’intérêt s’est subitement accru pour ce groupe, qui représente 90% de la population de personnes souffrant de diabète.

Pour des raisons évidentes, depuis le début du 21e siècle, les médecins de famille – maillons indispensables dans l’accompagnement des patients de type 2 – sont impliqués dans la création du Zorgtraject (Trajets de soins) qui octroie depuis 2009 une aide financière et éducative aux personnes souffrant de diabète de type 2. De même, le projet national pour le pied du diabète et le diabète gestationnel sont des piliers importants de la prise en charge du diabète. Au rang des défis les plus récents que le VDV et l’ABD entendent relever, épinglons la fourniture d’informations sur les nombreux nouveaux moyens de traitement du diabète de type 2. Depuis 2014, le VDV s’est vu rebaptiser ‘Diabetes Liga’. Comme par le passé, son rôle reste d’offrir une aide aux personnes de plus en plus nombreuses atteintes de diabète tant au niveau éducatif que social et psychologique.

 

Prof. Em. Dr. Raoul Rottiers  ©

Tout établissement participant à ZUCSU peut décrocher chaque année le label de qualité à condition de satisfaire aux critères pour les 2 sucres: les quantités de glucides sont mentionnées à la carte tout au long de l’année et le personnel dispose de la formation voulue.

Petite adaptation cette année: ZUCSU souhaitait également récompenser les établissements qui ont cru à son projet depuis le début. Des chefs qui, dès le premier contact, n’ont pas hésité à s’impliquer pour soutenir notre plate-forme.

Les 4 ambassadeurs

  1. René Mathieu – Restaurant Bourglinster
  2. Olivier Bourguignon – Restaurant Le D’Arville
  3. Lionel Rigolet – Restaurant Comme chez Soi  (excusé)
  4. Jeremie Landweer – Restaurant De Kleine Zavel

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  1. Wouter Keersmaekers – Restaurant De Schone van Boskoop à Boechout      

Un chef aux belles qualités qui non content de redonner vie sur assiettes aux légumes oubliés s’est affirmé comme un ambassadeur ZUCSU de la première heure. Deux ans durant, il a milité pour ZUCSU, nous n’aurions pu rêver meilleur ambassadeur! Aujourd’hui encore, Wouter continue à soutenir ZUCSU. Ce chef qualifié est devenu, non seulement pour moi mais aussi pour toute l’équipe, un ami.

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Johan Commeyne – Restaurant Zandwegemolen à Bruges  

Johan s’est lui aussi montré très enthousiaste dès notre première visite au moulin. Diabétique lui-même, il connaît mieux que quiconque les problèmes inhérents aux sorties au restaurant. Il est de ceux qui sont toujours prêts à porter le message de ZUCSU.

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  1. Patrick Stevens – Restaurant G.L.I.S.S. 

Particulièrement accueillant, Patrick Stevens vous propose toujours une carte faisant mention des glucides. L’établissement fait honneur à son nom: G de Gastvrijheid (convivialité), L de Lekker eten (bien manger), I de Inventif, S de Streekgebonden (régional) et enfin S de Seizoenskeuken (cuisine de saison).

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  1. Luc Van Landeghem – Restaurant De Silveren Harynck à Sint Niklaas

Chef et papa, Luc est personnellement confronté à la problématique du diabète et entend donner des informations en suffisance à toute personne souhaitant faire attention aux glucides. Malgré une année rendue difficile par les travaux sur le réseau routier belge, il propose une carte faisant mention des glucides.

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  1. Robby Staljanssens – Restaurant La Mangerie Hotel Van der Valk Beveren 

Tim Van Der Valk était de ceux qui nous ont suivi depuis le tout début. Propriétaire d’hôtel et manager, il tente de plaire à ses hôtes dans leur grande variété. Pour lui, participer avec son chef au projet ZUCSU s’imposait comme une évidence. Il n’a pas fallu bien longtemps pour que son deuxième restaurant, le Ozzo Sushi & Lounge, vienne s’ajouter au rang des participants à ZUCSU.

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  1. Bart Dhont – Hotel Kemmelberg à Heuvelland

Vu le large public auquel sont confrontés les propriétaires d’hôtels et managers, ils perçoivent la nécessité de pouvoir donner les informations requises en matière de glucides. Ici aussi, les contacts avec le propriétaire et manager Philippe Vercouter et son chef ont été empreints de compréhension mutuelle et de motivation.

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  1. Chef Thi Kim Bon – Restaurant Couleur Rouge àEupen 

Depuis notre première rencontre à Mons, Sam Phan et Thi Kim Bon restent fidèles à ZUCSU… et leur déménagement à Eupen n’a rien changé. Une cuisine plus asiatique, un challenge pour ZUCSU.

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  1. Chef Daniel Antuna – Restaurant ’t Stoveke à Strombeek Bever

Excusé, service oblige.

 

  1. Chef Bart Lippens – Restaurant Mub’Art à Gand

Excusé.

 

 

 

Portrait de ces chefs qui portent haut les couleurs de ZUCSU et ont accepté de s’investir particulièrement cette année pour ZUCSU:

  1. René Mathieu – Restaurant La Distillerie à Bourglinster – Grand-duché du Luxembourg

René laisse le produit s’exprimer pleinement: lorsqu’un fruit est mûr, nul besoin de sucre ajouté. Fidèle à lui-même, c’est tout naturellement que sa démarche vient soutenir celle de ZUCSU.

 

  1. Olivier Bourguignon – Restaurant Le D’Arville à Wierde

Infatigable travailleur, il n’a de cesse de relever un défi après l’autre… comme celui de promouvoir aujourd’hui ZUCSU!

 

  1. Lionel Rigolet –  Restaurant Comme chez Soi à Bruxelles

Convaincu par ZUCSU et décidé à s’investir pour la santé, il s’y entend à adapter ses desserts pour en réduire la quantité de glucides, que l’on souffre ou non du diabète.

 

  1. Jeremie Landweer –  Restaurant De Kleine Zavel à Anvers

Dès le début, Jeremie s’est investi dans ZUCSU: il n’a pas son pareil pour offrir aux personnes atteintes de diabète une expérience culinaire particulière, haute en saveurs. Sur chacune de ses cartes, les préparations mentionnent les quantités de glucides. Que ce soit pour parler devant des médecins ou des personnes atteintes de diabète ou encore pour organiser des événements, Jeremie répond toujours présent.

 

chefs-in-dkz  Les chefs et leurs assistants

Pour comprendre la raison pour laquelle il faut mettre du pain à table, il faut comprendre la manière dont fonctionne le foie et la façon dont il fournit de l’énergie sous forme de sucre.
Le foie est une réserve dans laquelle le glucose est stocké sous forme de glycogène. A tout moment, si le besoin s’en fait sentir, le foie peut libérer le glycogène sous forme de sucre.

Que se passe-t-il lorsque l’on prend l’apéritif? La prise d’alcool (qui est rapidement assimilé par l’organisme) freine ce mécanisme de libération du sucre par le foie, ce qui peut occasionner un déséquilibre de la glycémie. En temps normal, lorsque le taux de sucre chute, l’organisme réagit pour tenter de maintenir le taux de sucre au même niveau: c’est ainsi que le corps va, de lui-même, sécréter moins d’insuline.

Or, cette réaction ne se produit pas chez les personnes atteintes de diabète. Chez elles, la glycémie est généralement régulée au moyen de médicaments (qu’il s’agisse de comprimés ou d’insuline). Et c’est justement là que le bât blesse. Le corps n’est plus capable d’adapter lui-même la glycémie (en réduisant le taux d’insuline) car la personne s’est déjà fait une injection d’insuline ou parce que le pancréas (l’organe qui stocke l’insuline) a été stimulé par des médicaments. Et lorsque l’insuline est déjà dans le corps, impossible de l’enlever.

C’est la raison pour laquelle il est tellement important de mettre des glucides (du pain) à disposition des personnes diabétiques.

  1. Le pain proposé à table permet d’éviter une éventuelle chute de la glycémie (ce que l’on appelle une ‘hypoglycémie‘). Bon nombre de personnes diabétiques peuvent mesurer leur glycémie par prélèvement capillaire et ainsi, en fonction du résultat obtenu, agir en conséquence afin d’éviter une hypoglycémie: le restaurant évite ainsi des problèmes et le client est satisfait.
  2. Lorsqu’il est absorbé l’estomac vide, l’alcool est assimilé plus rapidement (et la chute de la glycémie plus rapide). Le fait de pouvoir manger du pain freine la chute de la glycémie.

Il est également important de savoir que l’alcool peut faire chuter la glycémie à retardement (au départ, le taux de sucre était suffisant mais en l’absence de glucides en suffisance, l’équilibre n’a pu être maintenu). Dans ce cas, un en-cas riche en glucides permet également d’éviter tout problème sur le trajet du retour (en voiture et sur la route).

Le calcul des glucides présents dans les ingrédients d’un plat permet d’avoir une vue de la consommation totale de glucides par repas et par jour.

De cette façon, chacun peut veiller à ne pas dépasser sa limite individuelle maximale ou, en cas de dépassement, à modifier son traitement.

En Wallonie, 1 portion de glucides correspond à 10 grammes d’hydrates de carbone, en Flandre, à 12,5 grammes et dans beaucoup d’autres pays à 15 grammes (et même 20 grammes). En exprimant en grammes la quantité de glucides, chacun peut donc facilement convertir.

Quelle est donc la ‘bonne’ quantité que l’on peut manger? Cette valeur peut différer d’un individu à l’autre et est déterminée par l’activité physique et les médicaments pris. En moyenne, on compte 45 à 60 grammes de glucides par repas.

Quel aliment contient des glucides?  

–        les aliments riches en amidon (pain, riz, cornflakes…)
–        les fruits et leur jus
–        le lait et le yaourt
–        les haricots, les produits à base de soja (burgers végétariens…)
–        les légumes riches en amidon, tels que les pommes de terre et le maïs
–        tous les amuse-bouche sucrés, les boissons, cake, chips, le sucre ….

Combien de glucides contient cet aliment?

La lecture des étiquettes nutritionnelles peut vous aider à y voir plus clair.

Les restaurants ZUCSU renseignés avec 2 sucres indiquent la teneur en glucides de leurs préparations.

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L’étiquette alimentaire

Commencez par regarder le nombre de portions: quantité par portion

Regardez ensuite le nombre total de glucides en grammes.

Le total tient compte des fibres, des sucres, de l’amidon et de l’alcool.

Souvent, en présence d’un fort taux de fibres (>5 gr.), on peut estimer que les glucides constituent généralement la moitié de la quantité des fibres. Il en va de même pour l’alcool.

Si vous souhaitez perdre du poids, regardez ici: label koolhydraten

Il peut être utile de comparer des produits, de chercher des alternatives plus saines contenant moins de graisses saturées et pas de graisses trans.

Pour les personnes souffrant d’hypertension, la quantité de sel (sodium) peut également s’avérer importante.

 

Pelckmans M.C. ©

Des vacances, une petite fête, une sortie au resto… Nous attendons ces moments avec impatience. Cela fait partie des belles choses de la vie: profiter ensemble et partager. Mais comment gérer les glucides? Comment suivre les recommandations pour le diabète?

D’un côté, il y a l’exception ‘pas maintenant’, pas de règles, pas de frein, pas de contrôle! Ce sont les vacances!!! De l’autre, il y a ce sentiment de culpabilité face à ce ‘péché’, à cette exception susceptible de troubler les recommandations et peut-être d’avoir des conséquences plus tard.

Le terme ‘vacances’ recouvre souvent des acceptions bien différentes. Pour les uns, c’est ‘farniente’ (se prélasser sur la plage, lire un livre, s’octroyer une grasse mat’…). Pour les autres, ce seront des vacances sportives (marche, natation, ski…). Tandis que les uns partent sous des climats froids, d’autres recherchent la chaleur… Ce ne sont pas les options qui manquent! Mais plus les possibilités sont nombreuses, plus il faut accorder de l’attention aux médicaments, au matériel et à l’alimentation.  C’est pourquoi il est capital de bien se préparer.

Adopter unemateriaal attitude préventive est essentiel si l’on veut éviter les problèmes et ne pas risquer de devoir interrompre prématurément un voyage. Tout d’abord, il importe de veiller à avoir les documents et le matériel nécessaires. Pensons ensuite à l’attestation de voyage (très importante pour les vols internationaux) mentionnant les médicaments à prendre et le type de matériel requis pour les injections d’insuline, une assurance-santé et une assurance voyage, une carte d’identité diabétique, une fiche d’information indiquant un numéro à composer en cas d’urgence, les coordonnées de votre médecin et éventuellement de l’équipe de diabétologie. Côté matériel, épinglons les médicaments qui doivent être conservés à la température indiquée (l’insuline n’aime pas les températures extrêmes et perd son efficacité), une prescription de réserve, un stylo de réserve ou un stylo jetable en cas d’utilisation d’insuline, du matériel de réserve pour les mesures (tigettes, carnet d’autocontrôle, piles…)
Il faudra essayer autant que possible de garder un équilibre alimentaire en optant pour une alimentation saine et attentive aux glucides. Mais ne soyons pas hypocrite, en vacances, il arrive à tout le monde d’avoir des moments de faiblesse. Il n’est pas interdit de dévier ‘de temps à autre’ de la droite ligne… à condition d’en tenir compte.

Parmi les possibilités d’action, rappelons qu’il est possible de compenser une ingestion plus conséquente de glucides en adaptant les médicaments, surtout grâce à l’insuline à action rapide. Grâce à ZUCSU, un nombre croissant d’établissements de l’horeca belge indiquent le nombre de glucides de leurs plats, ce qui facilite la vie des personnes souffrant de diabète. L’intérêt international que ce mouvement suscite nous permet d’espérer une évolution positive. Par ailleurs, il est également indispensable de s’y connaître en matière de glucides, ce qui, pour beaucoup, n’est pas encore si évident (par exemple face à des cuisines étrangères). N’oublions pas non plus la prise de poids qui menace. Des rendez-vous conseils avec votre médecin et l’équipe de diabétologie permettent de prévenir bien des soucis.

En vacances, lorsque plusieurs jours s’inscrivent au rang des ’exceptions’, une marche énergique après le repas permet souvent d’éponger les petits excès. Une remarque qui vaut d’ailleurs pour tous, que l’on soit atteint ou non de diabète. S’offrir une promenade pendant que vos compagnons de table savourent leur dessert peut faire des merveilles: pas de tentation, une plus grande impression d’être en vacances, pas de coup de pompe après le repas et peut-être même… une perte de poids.

Veillez à toujours avoir de quoi vous resucrer (collation, dextrose notamment). Vous n’êtes en effet jamais à l’abri d’une hypoglycémie soudaine. Veillez à vous hydrater suffisamment (minimum 2 litres d’eau par jour: de préférence de l’eau minérale en bouteille, pas de l’eau du robinet). Attention également à la consommation d’alcool qui peut augmenter les risques d’hypoglycémie.

En suivant ces quelques conseils, chacun pourra profiter de ses vacances sans soucis. Mais évitez de tomber dans l’excès inverse. Vous devez pouvoir repenser à vos vacances comme à des moments heureux et de détente, sans sentiment de culpabilité. Et quand vous vous rappelez de cette sortie au restaurant, elle doit vous évoquer de beaux souvenirs.

 

 

 

 

 

Tel un ennemi invisible, le sucre est partout, presque imperceptible. Il se cache sous des dénominations variées: sucrose, saccharose, fructose, glucose, maltose, lactose, dextrose, maltodextrine, sucre inverti, sirop de maïs/de malt/de glucose, concentré de fruits. On le retrouve également sous les mentions ‘avec édulcorants’ ou encore ‘contient une source de phénylalanine’ (pour éviter de dire ‘présence d’aspartame’). Il se glisse dans les soupes en boîte, sauces, pâtisseries et autres aliments transformés… sans parler des céréales de petit-déjeuner qui en sont remplies. Utilisé comme agent de conservation et exhausteur de goût par l’industrie alimentaire, le sucre flatte le palais des petits et des grands.

Si les glucides fournissent sous forme de glucose l’essentiel de l’énergie indispensable au fonctionnement des cellules de notre organisme, notre consommation journalière de sucre est aujourd’hui devenue très importante… trop importante: elle avoisine désormais les 100 g de sucre par jour par habitant, alors qu’elle ne devrait pas dépasser 50 g dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Selon de nouvelles lignes directrices, l’Organisation mondiale de la Santé recommande en effet de ramener l’apport en sucres ajoutés à moins de 10% de la ration énergétique totale chez l’adulte et l’enfant, tout en soulignant qu’il serait encore meilleur pour la santé d’arriver à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit 25 grammes (6 cuillères à café) environ par jour.

La sensation sucrée est indissociable de celle de plaisir. Mais ce n’est pas parce qu’il est conseillé de réduire notre consommation de sucre qu’il nous faut bouder notre plaisir! Que du contraire! Le goût est un sens qui doit être éduqué, l’occasion rêvée dapprendre, d’ouvrir nos papilles à d’autres ingrédients et saveurs qui vont nous permettre de nous déshabituer peu à peu du sucre (et de réduire considérablement nos quantités de sel dans la foulée).

Et c’est là que peuvent intervenir les épices et aromates. Leur arôme stimule le goût et l’odorat, titillant les papilles et renforçant le plaisir gustatif. Comme leur nom l’indique, les fines herbes (ou aromates) sont les feuilles de plantes aromatiques. Elles peuvent être consommées fraîches ou séchées. Les épices, quant à elles, proviennent d’autres parties des plantes aromatiques et sont généralement séchées: fruits, graines, amandes, bulbes, racines, boutons floraux ou écorces. On peut alors les trouver telles quelles ou moulues. Si les épices moulues sont plus faciles à manipuler et à peser avec précision, il est bon de rappeller que plus la mouture est fine, plus la durée de conservation est courte et plus vite la saveur se perd.

Outre la saveur qu’elles apportent, les épices et aromates contribuent à rendre un plat plus appétissant. On leur reconnaît un pouvoir antioxydant certain qui devrait nous inciter à leur offrir une place plus importante dans nos assiettes. Par ailleurs, certaines épices comme la moutarde, la cannelle et le clou de girofle contiennent des composés antimicrobiens qui retardent ou empêchent la croissance des moisissures, des champignons ou des bactéries et assurent ainsi une meilleure conservation. Autant de bonnes raisons de les mettre régulièrement au menu!

C’est le moment ou jamais de faire la part belle à la badiane au goût puissant et anisé, à la cannelle, à la cardamome, à la coriandre, au cumin et autre curcuma, de laisser aller son inspiration dans les desserts que l’on agrémentera de lavande ou encore de zestes de citron ou d’orange, de vanille, de gingembre ou de fève de Tonka… D’autant que ces épices, largement utilisées dans certaines parties du monde, commencent seulement à faire l’objet d’études scientifiques plus approfondies et nous réservent encore bien des surprises.  Ne boudons pas notre plaisir de manger mais apprenons à oublier un peu le sucre pour découvrir d’autres horizons aux saveurs insoupçonnées!

 

Véronique Van Den Bossche ©

26 mai 2016 – Direction le Barabas (la suite du D’Arville) pour une soirée entièrement dédiée aux légumes, de l’entrée au dessert!

Lové au milieu des champs, à un jet de pierre de la E411, l’endroit invite au calme et à la convivialité… et l’accueil que nous réserve Olivier Bourguignon, chef du D’Arville, ne fait que confirmer cette impression!

Après une petite présentation de Zucsu et quelques mots sur le diabète et l’alimentation saine, place à la dégustation! Et quelle dégustation! La salade de crabe frais, pétale de daïkon, concombre, radis, mayonnaise au raifort et le chaud froid d’asperges blanches et vertes du pays, sot-l’y-laisse de volailles et jeunes légumes mettent les papilles en appétit et ouvrent le bal en douceur. Magnifique arabesque ensuite avec ce cœur de filet de saumon fumé servi tiède, croustillant de pommes de terre, mousseline à la Houppe, caviar Avruga, gel de chicons rouges, crème d’Isigny… Une texture fondante à souhait dont on se souviendra longtemps. Le chef nous entraîne ensuite dans une pirouette qui voit le pigeonneau royal d’Anjou exécuter un pas de deux avec des asperges blanches de Malines, sous le regard amusé de jeunes légumes racines et pommes sarladaises. Pour terminer, un grand écart tout en souplesse avec ces brownies au chocolat et courgettes, riz au lait, compotée de fraises au poivre long et fruits frais… Nul doute que les explications de Julien Bouillé, le chef pâtissier, auront réussi à convaincre les plus incrédules qu’il y a moyen de proposer des légumes en dessert sans heurter pour autant les habitudes des plus traditionnels.

Au final, une soirée plus que réussie rythmée de partages et d’échanges et des participants ravis!

Si la devise de la maison se veut d’être parfait pour espérer être bon, on peut dire sans se tromper que le but était atteint! Merci au chef et à ses assistants du jour pour leur accueil, leurs explications et leur disponibilité. Merci à tous d’avoir été des nôtres!

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